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vendredi, mars 27, 2009

Le Veau d'Or

Un des faits importants concernant l'exode des Israélites d'Egypte, telle que relatée dans le Coran, est qu'ils se rebellèrent contre la religion qui leur fut révélée par Allah, bien qu'Il les sauva par la main de Moïse de la tyrannie du pharaon. Les Israélites furent dans l'incapacité de comprendre le monothéisme que Moïse leur avait communiqué, mais penchaient continuellement vers idolâtrie. Allah décrit ainsi cette tendance étrange:

Et nous avons fait traverser la mer aux enfants d'Israël. Ils passèrent auprès d'un peuple attaché à ses idoles et dirent: "Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux." Il dit: "Vous êtes certes des gens ignorants. Le culte, auquel ceux-là s'adonnent, est caduc; et tout ce qu'ils font est nul et sans valeur." (Sourate al-A'raf, 138-139)

Malgré les avertissements de Moïse, les Israélites continuèrent de vivre dans cette perversion et lorsque Moïse les quitta pour monter seul au mont Sinaï, elle se manifesta au grand jour. Profitant de l'absence de Moïse, un homme (le Samaritain) s'avança. Il attisa les flammes du penchant des Israélites pour idolâtrie et les persuada de fabriquer la statue d'un veau et de l'adorer.

Moïse retourna donc vers son peuple, courroucé et chagriné; il dit: "O mon peuple, votre Seigneur ne vous a-t-Il pas déjà fait une belle promesse? L'alliance a-t-elle donc été trop longue pour vous? Ou avez-vous désiré que la colère de votre Seigneur s'abatte sur vous, pour avoir trahi votre engagement envers moi?" Ils dirent: "Ce n'est pas de notre propre gré que nous avons manqué à notre engagement envers toi. Mais nous fûmes chargés de fardeaux d'ornements du peuple (de Pharaon); nous les avons donc jetés (sur le feu) tout comme le Samaritain les a lancés. Puis il en a fait sortir pour eux un veau, un corps à mugissement. Et ils ont dis: "C'est votre divinité et la divinité de Moïse; il a donc oublié!" (Sourate Ta-ha, 86-88)

Pourquoi y avait-il chez les Israélites une tendance aussi tenace à ériger les idoles et à les adorer? Quelle était l'origine de ce penchant?

Manifestement, une société qui n'avait jamais auparavant cru dans les idoles n'adopterait pas brusquement le comportement aussi inepte de construire une idole et de se mettre à l'adorer. Seuls ceux pour lesquels l'idolâtrie était un penchant naturel auraient pu croire dans ces aberrations.

Néanmoins, les Israélites étaient un peuple qui avait cru en un seul Dieu depuis l'époque de leur ancêtre Abraham. Le nom "Israélites" ou "les Fils d'Israël" fut donné en premier aux fils de Jacob, le petit-fils d'Abraham, puis à l'ensemble du peuple juif qui en descend. Les Israélites avaient protégé la foi monothéiste héritée de leurs ancêtres Abraham, Isaac et Jacob (pse). Ensemble avec Joseph (psl), ils se rendirent en Egypte et préservèrent le monothéisme pendant une longue période, bien qu'ils vécussent au milieu de l'idolâtrie égyptienne. Il est évident d'après les histoires narrées dans le Coran que lorsque Moïse vint à eux, les Israélites étaient un peuple qui croyait en un seul Dieu.

La seule explication serait que les Israélites, même s'ils adhéraient à une croyance monothéiste, furent influencés par les païens parmi lesquels ils vivaient, et se mirent à les imiter, remplaçant la religion choisie pour eux par Allah par l'idolâtrie des nations étrangères.Lorsqu'on enquête sur ce sujet à la lumière des documents historiques, on remarque que le culte païen qui influença les Israélites n'était autre que celui de l'Egypte antique. Une preuve importante à l'appui de cette conclusion est que le veau d'or adoré par les Israélites, pendant que Moïse était sur le Mont Sinaï, était en réalité une réplique des idoles égyptiennes Hathor et Apis. Dans son livre, Too Long in the Sun (Trop longtemps dans le soleil), l'auteur chrétien Richard Rives écrit:

"Hathor et Apis, les dieux vache et taureau d'Egypte, représentaient l'adoration du soleil. Leur adoration n'était qu'une étape dans la longue histoire égyptienne du culte du soleil. Le veau d'or du Mont Sinaï constitue une preuve plus qu'évidente que la fête proclamée était liée à l'adoration du soleil…"23

L'influence de la religion païenne égyptienne sur les israélites s'est manifestée en plusieurs reprises. Aussitôt qu'ils ont rencontré un peuple païen, leur penchant pour des croyances hérétiques c'est fit sentir et selon un verset du Coran, ils dirent: "Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux." (Sourate al-A'raf, 138) Ce qu'ils ont dit à leur Prophète, "O Moïse, nous ne te croirons qu'après avoir vu Allah clairement !" (Sourate al-Baqarah, 55) montre bien leur penchant pour la vénération des choses matérielles, selon le religion païenne qu'ils avaient pratiqué en Egypte.

Le penchant des Israélites pour le paganisme de l'Egypte antique, souligné ici, est important pour nous permettre de comprendre l'altération du texte de la Thora et les origines de la Kabbale. Lorsque l'on considère attentivement ces deux sujets, on note, qu'à leur origine, se trouve le paganisme de l'Egypte antique et la philosophie matérialiste.

Les Templiers et La Kabbale

Un livre écrit par deux maçons, Christopher Knight et Robert Lomas, intitulé The Hiram Key (La clé d'Hiram) révèle certains faits importants sur les origines de la franc-maçonnerie. D'après ces auteurs, il est évident que la maçonnerie est la continuation des templiers. Les auteurs examinent par ailleurs les origines des templiers.

Selon leur thèse, les templiers connurent un changement considérable alors qu'ils étaient à Jérusalem. A la place du Christianisme, ils adoptèrent d'autres doctrines. Le secret qu'ils découvrirent dans le Temple de Salomon à Jérusalem, dont ils pensaient fouiller les ruines, est à l'origine de ce changement. Ils expliquent que les templiers utilisaient leur soi-disant rôle de protecteur des pèlerins chrétiens qui se rendaient en Palestine comme prétexte, mais que leur véritable objectif était bien différent :

... Il n'y a aucune preuve que ces templiers ne protégèrent jamais les pèlerins, mais d'un autre côté, nous allions bientôt découvrir qu'il existe des preuves probantes qu'ils entreprirent des fouilles sous les ruines du temple d'Hérode…12

Les auteurs de The Hiram Key ne furent pas les seuls à trouver des preuves de ces fouilles. L'historien français Gaétan Delaforge soutient la même théorie :

Les neuf chevaliers avaient pour véritable mission d'entreprendre des fouilles de la zone dans le but d'acquérir certains manuscrits et reliques, renfermant l'essence des traditions secrètes du Judaïsme et de l'Egypte antique.13

A la fin du 19ème siècle, Charles Wilson des Royal Engineers entama des fouilles archéologiques dans Jérusalem. Il en vint à la conclusion que les templiers étaient entrés dans Jérusalem pour étudier les ruines du temple. Wilson découvrit des traces de fouilles et d'excavation sous les fondations du temple et en déduit qu'elles avaient été faites avec des outils appartenant aux templiers. Ces objets sont toujours dans la collection de Robert Brydon, détenteur d'archives complètes sur les templiers.14

Les auteurs de The Hiram Key argumentent que ces excavations des templiers ne furent pas vaines; que l'ordre découvrit à Jérusalem certaines reliques qui les amenèrent à concevoir le monde de manière différente. En outre, de nombreux chercheurs partagent la même opinion. Quelque chose a dû pousser les templiers, en dépit de leur christianisme initial et des racines chrétiennes de leur pays natal, à adopter un système de croyances et une philosophie complètement différente de celle du christianisme, à célébrer des messes hérétiques et à procéder à des rituels de magie noire.

D'après les positions communes de nombreux chercheurs, ce "quelque chose" était la Kabbale.
Le mot Kabbale signifie "tradition orale". Les encyclopédies et les dictionnaires la définissent comme une branche ésotérique et mystique de la religion juive. D'après cette définition, la Kabbale enquête sur le sens caché de la Thora et d'autres écrits religieux juifs. Mais, en y regardant de plus près, nous découvrons que la réalité est bien différente. Nous en sommes venus à la conclusion que la Kabbale est une tradition enracinée dans l'idolâtrie païenne; qui existait avant la Thora et s'est répandue dans le judaïsme après que la Thora fut révélée.
Ces données intéressantes sur la Kabbale sont expliquées par une source tout aussi intéressante. Murat Ozgen, franc-maçon turc, soutient l'argument suivant dans son livre, Masonluk Nedir ve Nasildir? (Qu'est-ce que la franc-maçonnerie et à quoi ressemble-t-elle?):

On ne sait pas exactement d'où vient la Kabbale et comment elle s'est développée. Il s'agit du nom générique d'une philosophie unique, ésotérique et mystique à la teneur métaphysique, plus particulièrement liée à la religion juive. Elle est considérée comme le mysticisme juif, mais certains des éléments qu'elle renferme démontrent qu'elle a été élaborée bien avant la Thora.15

L'historien français, Roger Gougenot des Mousseaux, explique que la Kabbale est en réalité plus ancienne que le Judaïsme.16
L'historien juif, Theodore Reinach, indique que la Kabbale est un "poison subtil qui pénètre dans les veines du judaïsme et l'infecte entièrement".17 Salomon Reinach qualifie la Kabbale de "l'une des pires aberrations que l'esprit humain ait conçue".18

Si Reinach affirme que la Kabbale est "l'une des pires aberrations que l'esprit humain ait conçue", c'est en raison du lien important de cette doctrine avec la magie. Pendant des milliers d'années, la Kabbale a été l'une des pierres angulaires de toutes sortes de rituels magiques. Il est d'avis que les rabbins qui étudient la Kabbale possèdent des pouvoirs magiques considérables. D'autre part, de nombreux non juifs ont été influencés par la Kabbale et ont tenté de pratiquer la magie en se servant de ses doctrines. Les tendances ésotériques qui prirent place en Europe à la fin du Moyen Age, particulièrement telles qu'elles furent pratiquées par les alchimistes, ont pour origine, et ce dans une large mesure, la Kabbale.

Ce qui est étrange, c'est que le Judaïsme est une religion monothéiste, provenant de la révélation de la Thora à Moïse (psl). Mais, au sein de cette religion on trouve une tradition appelée la Kabbale qui adopte les pratiques de base de la magie interdites par la religion. Ce qui fournit les preuves de ce que nous présentions plus haut et démontre que la Kabbale est en réalité un élément qui a pénétré le judaïsme de l'extérieur.

Mais, quelle est à la source de cet élément?

D'après le spécialiste en historie judaïque Antoine Fabre d'Olivet, elle vient de l'Egypte antique: Selon cet auteur, les origines de la Kabbale remontent à l'Egypte antique. La Kabbale est une tradition apprise par certains des chefs israélites de l'Egypte antique et transmise de bouche à oreille de génération en génération.19

C'est pourquoi il est nécessaire d'examiner l'Egypte antique pour trouver les origines de la chaîne Kabbale – templiers - franc-maçonnerie.

jeudi, mars 26, 2009

Les Croisés

LES CROISES

L'idée commune pour la plupart des historiens est que les origines de la franc-maçonnerie remonteraient au temps des croisades. En réalité, bien que la maçonnerie n'ait été établie et reconnue officiellement en Angleterre qu'au début du 18ème siècle, les racines de cette organisation remontent aux croisades au 12ème siècle. On trouve au cœur de cette chronique bien connue l'ordre des croisés, les Chevaliers du Temple ou les templiers.
Six ans avant cet ouvrage, notre livre, intitulé Le Nouvel ordre maçonnique, a examiné en détail l'histoire des templiers. Pour cette raison, nous n'en ferons ici qu'un simple résumé. Car, à mesure que nous analyserons les racines de la maçonnerie et l'influence qu'elle a eue sur le monde, nous découvrirons le sens de la "franc-maçonnerie mondiale". Peu importe l'insistance de certains à dire que les croisades étaient bel et bien des expéditions militaires entreprises au nom de la foi chrétienne ; fondamentalement, elles étaient motivées par l'obtention de richesses matérielles. A une époque où l'Europe connaissait une pauvreté et une misère extrêmes, la prospérité et la richesse de l'Orient, particulièrement du monde musulman au Moyen Orient, attira les européens. Ce penchant revêtit un aspect religieux et s'orna des symboles du Christianisme, bien, qu'en réalité, les croisades trouvaient leur origine dans l'appât du gain. Telle fut la raison du revirement brusque des valeurs ancestrales de paix des chrétiens d'Europe, au début de leur histoire, vers l'agression militaire.

Le fondateur des croisades a été le Pape Urbain II. Il convoqua le Concile de Clermont en 1095, au cours duquel l'ancienne doctrine pacifiste des chrétiens fut abandonnée. Un appel à la guerre sainte fut lancé dans le but d'arracher les terres saintes des mains des musulmans. Suivant le concile, une armée gigantesque fut formée, composée à la fois de soldats de carrière et de dizaines de milliers de conscrits.

Les historiens pensent que le projet d'Urbain II était poussé par son désir de contrecarrer la candidature d'un rival à la papauté. En outre, alors que les rois, les princes, les aristocrates européens et d'autres accueillirent l'appel du Pape avec enthousiasme, leurs intentions étaient prosaïques. Comme l'indique Donald Queller de l'Université d'Illinois, "les chevaliers français étaient en quête de terres. Les marchands italiens espéraient étendre leur commerce aux ports du Moyen-Orient... Un grand nombre de pauvres rejoignirent les expéditions seulement pour échapper aux difficultés de leurs vies."1En chemin, cette masse cupide massacra de nombreux musulmans, et même des juifs, dans l'espoir de trouver de l'or et des joyaux. Les croisés ouvraient même le ventre de leurs victimes pour y trouver l'or et les pierres précieuses que celles-ci auraient pu avaler avant de mourir. La cupidité des croisés était si grande qu'ils n'eurent aucun scrupule à mettre à sac la ville chrétienne de Constantinople (Istanbul) pendant la Quatrième Croisade, où ils arrachèrent même les feuilles d'or des fresques chrétiennes de la basilique Sainte Sophie.

Les croisés passèrent par l'épée tous ceux qui vivaient dans le pays qu'ils avaient conquis.
Au bout d'un long et difficile périple, et le pillage et massacre de nombreux musulmans, ce groupe bariolé, appelé les croisés, arriva à Jérusalem en 1099. Ldeorsque la ville tomba après un siège de presque cinq semaines, les Croisés s'y installèrent. Ils atteignirent un niveau sauvagerie rarement égalé dans le monde. Tous les musulmans et les juifs dans la ville passèrent au fil de l'épée. D'après les mots d'un historien : "Ils tuèrent tous les sarrasins et les turcs qu'ils trouvèrent... homme ou femme."2 Un des croisés, Raymond d'Agiles, se vanta de cette violence :
(...) On put voir dès lors des choses admirables. Parmi les sarrasins, les uns étaient frappés de mort, ce qui était pour eux le sort le plus doux ; d'autres percés de flèches se voyaient forcés de s'élancer du haut des tours ; d'autres encore, après avoir longuement souffert, étaient livrés aux flammes et consumés par elles. On voyait dans les rues et sur les places de la ville des monceaux de têtes, de mains et de pieds. Les hommes de pied et les chevaliers ne marchaient de tous les côtés qu'à travers les cadavres. Mais tout cela n'était encore que peu de chose, si nous en venons au temple de Salomon, où les sarrasins avaient coutume de célébrer les solennités de leur culte… Il suffit de dire que dans le temple et dans le portique de Salomon, ils marchaient à cheval dans le sang jusqu'aux genoux des cavaliers et jusqu'à la bride du cheval.3
En deux jours, les croisés tuèrent quelques 40.000 musulmans de la plus effroyable manière.4 Ils proclamèrent ensuite Jérusalem leur capitale et établirent un royaume latin s'étendant des frontières de la Palestine à Antioche.

Plus tard, les croisés partirent en guerre pour maintenir leur position au Moyen Orient. Afin de maintenir l'état qu'ils avaient fondé, il était nécessaire de l'organiser. Dans ce but, ils créèrent des ordres militaires, qui n'avaient jamais existé auparavant. Les membres de ces ordres venaient d'Europe jusqu'en Palestine et vivaient dans une sorte de monastère où ils recevaient un entraînement militaire afin de combattre les musulmans. Un de ces ordres, en particulier, était différent des autres. Il subit une transformation qui influencera le cours de l'histoire. C'était l'Ordre du Temple et ses membres étaient appelés les templiers.